Les changements proposés par le nouveau programme orientent les interventions des enseignants vers une approche où l’élève joue le rôle d’acteur principal dans la construction de son savoir.
Comment partager le pouvoir et les responsabilités avec celui-ci à l’intérieur de structures définies conjointement demeure à mon avis une question de fond. Comment faire «Avec» l’élève au lieu de faire à la place de l’élève?
Ces innovations proposées nous dirigent obligatoirement vers la mutation du métier d’enseignant et d’élève et nous renvoient à la façon de conduire une classe ou un groupe. Une objectivation de nos pratiques dans ce domaine s’impose malgré le fait que le concept de la gestion de la classe ne soit pas une réalité nouvelle.
Très souvent, l’enseignant utilise un style de gestion de classe qu’il n’est pas toujours capable de définir et d’évaluer. «Quel est mon style de gestion de classe? Existe-t-il des styles plus efficaces que d’autres? Comment puis-je améliorer ma façon de gérer la classe? Quels sont les moyens disponibles qui me permettraient de faire participer davantage les élèves à l’intérieur de la classe? Comment pourrais-je partager le pouvoir avec eux sans pour autant perdre le contrôle du groupe»? Voilà autant de questions qui risquent de demeurer sans réponses et devenir par la suite des causes d’insécurité ou de frustration chez les praticiens.
En plus de fournir des balises pour cadrer les interventions, nous explorerons un certain nombre d’outils à caractère pédagogique et organisationnel. En voici un aperçu : les dyades d’entraide, les variables de la correction, le tableau d’enrichissement, le menu du cours, les cliniques de consolidation, les ateliers arbre, les ateliers carrousel, le coffre à outils, le carnet d’apprentissage, le projet personnel. Et si ces dispositifs faisaient toute la différence!
|